Vous faisiez quoi en mars 2021 en pleine deuxième vague de confinement ? Pas grand chose ? Nous non plus, sans doute même encore moins.
Début d’après-midi, affalés dans un hamac et une chaise longue, sur un balcon au 6ème étage d’une résidence. Après une bonne carbo à la crème fraiche, sans oeuf, torses nus sous le soleil, on vivait.
Les yeux à moitié ouverts, un café tiède dans une main, une clope éteinte à mi-course dans le bec, un cours de maths sur l’ordi dans le salon, étouffé par un morceau des Doors sur l’enceinte … Si ne rien faire était un sport, notre performance nous aurait valu d’être soupçonnés de dopage. Et pourtant, malgré les apparences, on ne perdait pas notre temps, on le prenait.


Cul sec du reste de café froid, 3 taffes pour finir la clope, la prof n’avait toujours pas fini de déblatérer son cours mais la suite de Fibonachi, la théories des boules et autres réjouissances mathématiques attendront, on doit aller à la plage finir cette pause qui avait si bien commencée…
Le TD-6 du Patrol qui résonne dans la résidence, Jerem sur Google Maps qui cherche le meilleur itinéraire pour arriver à la plage en rencontrant le moins de bitume possible, une vieille cassette qui grésille en boucle dans les haut-parleurs, nous voilà partis pour le Bec d’Allier.

A la confluence de la Loire et de l’Allier, le Bec d’Allier c’est un peu notre jardin secret que tout le monde connait. Une eau pleine de vie, frétillante, juste assez fraîche pour garder les bières à la bonne température, une grande plage de sable fin et un accès en croisement de ponts, là on est bien.
Allongés sur nos serviettes, avachis dans nos chaises de camping, on ne pense à rien. Ou plutôt si, on fantasme sur les trous qu’on pourrait creuser si on avait une pelleteuse à disposition.

Au fond Ptikaf avant d’être votre marque de sapes préférée c’est surtout un mode de vie. Des potes, un café ou une bière fraîche, du bon temps, mais surtout pas de pression, ou alors dans une grande pinte.
Certains diront qu’on vivait comme dans Outer Banks, que nos vies ressemblaient à un film, on aime à penser qu’on vivait, tout simplement.

Attention on ne faisait pas rien non plus. Jérem en tant qu’heureux propriétaire d’une e36, nous donnait toujours un peu de mécanique à faire. Alors direction la Cabane, siège social de la pause, garage de Ptikaf, et accessoirement, la maison de Nathan.
Le dos sur le gravier, les pieds qui dépassent de sous la Béhème, une clé de 14 dans la main gauche, la main droite dans un paquet de Palmitos, Jerem et Noé bricolent, pendant que Nathan veille au grain (de café). Faudrait pas le laisser refroidir…


Le jour commence à tomber quand Bernard, propriétaire des lieux effectue sa dernière ronde, accompagné de son fidèle Gaston, un berger catalan en pause depuis plus de 12ans.
– Alors, elle va bientôt péter c’te bagnole??
Puis sortant un pack de bière tirées en douce de sa réserve
– Tenez les jeunes, vous allez quand même pas bosser le gosier sec.
Le bon vivant par excellence, un épicurien professionnel, notre plus grande inspiration…
La Béhème réparée, on range les outils, on passe un vague coup de balais dans la cabane, puis retour en convoi à l’appart de Jerem. A travers la ville, l’e36 ouvre le bal, escortée par le Patrol qui surveille ses arrières.


Passage obligé par le centre ville pour récupérer les potes et un pack de bière chez l’épicier, ne manquant pas d’éblouir les terrasses des bars avec les longues portées du Patrol. Nathan paye les bières, Jérem les pizzas (surgelées), la journée touche à sa fin.
« Déjà ? Mais on a pas arrêté de la journée, viens on profite! ». Et la soirée s’étendra jusqu’à extinction des feux, à refaire le monde hypnotisés par l’orage qui s’approche pendant qu’on vide les dernières bières. Et on recommencera joyeusement demain.






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