Bloqués à Nevers par le Covid qui nous empêche de quitter la ville, on s’imagine reprendre la Nationale 7 là où on l’a laissé et suivre le S sur la boussole direction la côte et les plus belles routes de France. Mais avec nos poches vides, on ne pourra pas descendre plus bas que Moulins…
Par Nathan

Chef-lieu du département de la Nièvre, aux portes du Morvan, Nevers c’est un autre espace temps. On se lève au champ du coq, les minutes se dilatent et les journées traînent en longueur. On y entre par la sortie 34 à Coulanges et on la traverse d’est en ouest par les D977 et D907. Ptikaf à la Cabane, pit-stop Place Maubert pour récupérer Max et on rejoint Jerem et Nono quais des Eduens. Deuxième ptikaf en attendant Caillou avant d’embarquer pour le Bec d’Allier. 5 visages pâles dans le 4×4, on ferait sans doute mieux d’être en cours mais le soleil n’attendra pas 18 heure.

La Loire qui frétille sous le soleil, le Patrol garé en croisement de ponts sur la plage, pour quelques heures on s’imagine au bord du Mississipi. Et parce qu’une bière fraîche a meilleur goût les pieds dans l’eau, on y restera jusqu’à l’apéro. C’est pas encore aujourd’hui qu’on déplacera une montagne, mais la journée est quand même trop courte. Qui sait combien de ptikaf on aurait pu siroter, combien de pauses on aurait pu faire, jusqu’où on aurait pu s’enfoncer dans les chemins, combien de tours de rond-point on aurait pu drifter avec quelques heures de plus.


Quand on s’est retrouvé parachutés à Nevers en septembre 2020, on ne pensait qu’à quitter la ville, à partir loin en vacances sans regarder derrière. Et pourtant, après des litres de café, de bières, d’essence et de gasoil écoulés, on se surprend à prendre autant de plaisir à y retourner qu’on en prenait à la quitter 4 ans plus tôt.


Une vie à 2 à l’heure, l’impression qu’on se donnait d’être toujours en vacances, Ptikaf ne voulait plus seulement dire « petit café », c’était un mode de vie. No Time to Work comme le scande notre première collection. Une ode à la pause née d’un besoin d’évasion, l’avènement de longues heures à chiner des E36 sur Leboncoin, un rêve devenu réalité. No Time to Work: la synthèse d’une année à Nevers, dans un univers parallèle où le week-end s’étend du samedi au vendredi.





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